Quatre espèces d'amphibiens and une espèce de reptile habitent dans le parc. La grenouille maculée est la grenouille la plus rare d'Alberta et l'extrémité est de son territoire se trouve à Banff. La pollution, la perturbation des habitats et les ruissellements qui contiennent du sel de voirie nuisent peut-être à ces grenouilles.

 Amphibiens

Salamandre à longs doigts (Ambystoma macrodactylum)

Crapaud de l'Ouest (Bufo boreas boreas)

Grenouille maculée de Columbia (Rana luteiventris)

Grenouille des bois (Rana sylvatica)


Le lac Lizard, appelé aujourd'hui le lac Pilot

À maintes reprises dans le passé, les êtres humains ont perturbé les systèmes naturels sans bien comprendre les incidences possibles ou en tenir compte. L'étang Pilot en est un exemple. L'étang Pilot est un petit étang de kettle (dépression) en bordure de la promenade de la vallée de la Bow, à l'ouest de Banff. Les habitants de l'endroit le désignaient jadis sous le nom de lac Lizard, en raison du grand nombre de salamandres à longs doigts qui y vivaient.

Or, la population de salamandres a presque été décimée par suite de l'ensemencement de truites arc en ciel et d'ombles de fontaine dans l'étang entre 1926 et 1974. Les truites et les ombles se nourrissent des larves de salamandres. La salamandre à longs doigts est une espèce rare dans le parc national Banff. La population de l'étang Pilot commence à se rétablir depuis l'arrêt des activités d'ensemencement.

Reptiles

Couleuvre de l'Ouest (Thamnophis elegans)

De petites espèces qui fournissent de grands indices sur la santé des écosystèmes d’eau douce du Parc national Banff .

Imaginez-vous doté d’une peau si mince que vous pourriez respirer à travers vos pores. Cette caractéristique particulière permet aux amphibiens d’absorber de l’oxygène sous l’eau lorsqu’ils sont au stade de têtards et sur la terre ferme lorsqu’ils parviennent au stade d’adultes. Leur peau absorbe l’oxygène, mais aussi les polluants présents dans l’environnement, ce qui les rend très vulnérables aux changements dans leur habitat. Tous ces éléments font des amphibiens de bons indicateurs de l’état de santé de l’écosystème. Ainsi, le recul des populations peut cacher des problèmes de plus grande envergure entourant la santé des écosystèmes d’eau douce du parc national Banff. .

  Recherche et surveillance

Les chercheurs de Parcs Canada sont maintenant en quête d’indices fournis par ces créatures extraordinaires. Mais les amphibiens sont parfois difficiles à trouver. Pour cette raison, nos chercheurs ne font pas qu’ouvrir grand les yeux; ils tendent aussi l’oreille! Deux fois l’an – à la mi-avril et à la fin mai –, les scientifiques font le trajet à pied jusqu’à 60 stations de collecte de données dans le parc. Ces lieux procurent des conditions de reproduction idéales aux amphibiens, et ils abritent des caractéristiques telles que des étangs, des mares et des prés marécageux. Dès leur arrivée, les chercheurs s’attellent à leur tâche, mettant à contribution leurs yeux et leurs oreilles pour recueillir des renseignements importants sur l’environnement des amphibiens :

  Ils écoutent les coassements et les chants des grenouilles et des crapauds;
  Ils cherchent les adultes, les œufs, les têtards et les juvéniles.
  Ils analysent le pH (l’acidité) et la conductivité de l’eau et recueillent des données météorologiques. .

Toutes ces données fournissent des renseignements importants sur les changements qui surviennent dans l’activité des amphibiens et sur l’état du milieu naturel où ils vivent.


Faits intéressants
  • Le parc national Banff sert d’habitat à quatre espèces d’amphibiens : la salamandre à longs doigts, le crapaud de l’Ouest, la grenouille maculée de Columbia et la grenouille des bois.
  • Ce ne sont pas tous les amphibiens qui chantent ou qui coassent; certains, comme la salamandre à longs doigts, sont silencieux.
  • Il existe plus de 7 500 types d’amphibiens dans le monde, et ils figurent parmi les groupes d’espèces les plus menacés de la planète.
  • Le mot « amphibien » vient du grec amphibios, qui signifie « un être doté d’une double vie ».
  • Chaque année, en prévision de l’hibernation, il se forme chez les amphibiens une nouvelle couche d’os.

Que pouvez-vous faire?

  • Donnez de l’espace à tous les animaux sauvages, y compris aux amphibiens.
  • En raison du caractère sensible de leur peau, il vaut mieux ne pas manipuler les amphibiens. La lotion, le savon et le chasse-moustiques qui se trouvent sur votre peau pourraient les irriter.